MUNJA : UN NOUVEAU CHAPITRE POUR L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ AU CAMEROUN

Le 28 juin 2025, une nouvelle page de l’entrepreneuriat féminin s’est écrite à Douala. Le Forum d’Engagement des Jeunes du Monde (FEJEM) lançait officiellement le programme MUNJA, une initiative audacieuse portée par une vision claire : redonner à la jeune femme camerounaise la place qui lui revient dans l’économie locale et dans les sphères décisionnelles.

À la tête de cette initiative, une voix engagée, celle de Me Rubis Stella Bell. Avocate d’affaires au barreau du Cameroun et du Rwanda, Arbitre ACIArb et membre de la East Africa Law Society, elle incarne cette génération de femmes qui ne demandent pas la permission pour bousculer les lignes. « L’Afrique regorge de jeunes femmes entrepreneures dynamiques, mais leur accès aux financements, aux réseaux ou aux décisions reste largement limité. MUNJA vient répondre à cette injustice structurelle », explique-t-elle.

 

UNE APPROCHE STRATÉGIQUE ET ENRACINÉE

Loin des effets d’annonce, MUNJA s’inscrit dans une vision structurée. La cible est claire : des femmes de 18 à 35 ans issues des dix régions du Cameroun. Le pari est assumé : miser sur une cohorte restreinte de lauréates pour offrir un accompagnement véritablement personnalisé.

Trois axes d’intervention ont été définis : une formation via la MUNJA Academy, un appui financier sous forme de microfinancements et surtout, un suivi terrain post-formation pendant trois mois, pour s’assurer que chaque entrepreneure transforme son projet en réalité concrète. « Il ne s’agit pas simplement de remettre des fonds, mais de construire une trajectoire viable », martèle Rubis.

Ce n’est que le début. Le programme s’étend sur une première phase de cinq ans, jusqu’en 2030, avec une ambition mesurable : accompagner 50 jeunes entreprises féminines, ancrées dans les réalités locales et valorisant les produits du terroir camerounais. Le tout, avec des indicateurs précis : nombre d’entreprises formalisées, taux de survie, emplois créés, innovation locale.

Au-delà de l’impact économique, c’est une dynamique de transformation sociale que MUNJA veut impulser. « Nous croyons au potentiel local, mais aussi à l’exportabilité. Ces femmes doivent demain devenir des marques de référence, ici comme ailleurs. »

UN RÉSEAU DE PARTENAIRES MOBILISÉ

MUNJA n’est pas un solo. C’est une partition jouée en chœur. Le programme s’appuie sur une diversité de partenaires institutionnels et privés. « Il faut plusieurs mains pour attacher le met de pistache », rappelle Rubis avec justesse. Chaque acteur est impliqué à chaque étape, de la conception à l’implémentation sur le terrain.

La journée de lancement a donné le ton. Au programme : panels d’expertes, partage de parcours, keynote sur l’économie inclusive. Mais surtout, la présentation du plan d’action des six prochains mois, avec une promesse : transformer l’intention en impact.

Des figures comme Patricia Ekambi Mebara, Sara Estelle Ngo Sabo, Marie Simone Ngane Soua ou Jeanne Bell ont partagé sans fard les défis, les échecs, mais aussi les stratégies concrètes qui permettent d’avancer malgré tout.

 

UN APPEL AU COURAGE

À toutes celles qui hésitent encore, Rubis lance un message sans détour :

« N’attendez pas d’avoir l’idée du siècle ni des millions pour vous lancer. Faites le premier pas. Le socle de la société repose sur les femmes. Le retour des Amazones a sonné. »

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